» Ce ne sont pas des lampes, ou, si elles le sont, ce sont des lampes d’Aladin ; on les chauffe, car elles n’émettent pas toute de la lumière… et elles révèlent des génies de musique, d’images ou de calculs, ces petites fioles de verre renferment en elles des concentrés d’intelligence et d’innovation – des magies d’inventions – Elles m’ont toujours fasciné, je les garde et les observe plus que je ne les collectionne depuis mon enfance. Elles me proposent des méditations opposées, elles m’évoquent le passé d’une manière futuriste et le futur d’une manière historique, elles empilent les strates de l’intelligence de l’homme. Elle sont de petits conteneurs à rêves et à univers.
Je vais y mettre mes univers, mes rêves et mes mondes pour les garder intacts deux fois : une fois dans l’objet, et une fois dans le sujet, comme pour mieux les protéger en les montrant. »
- Ce ne sont pas des lampes, ce sont des écrins
Jérôme Toret nous transporte dans cette double-vue éléctronico-classique si proche et si lointaine, il nous propose de nous re-comprendre dans cette vision tant synthétique qu’allusive, instants de classicismes captant une représentation de nos mondes intimes dans une discrétion si profonde.
Tracées avec une passion et un enthousiasme indéniable, une facture qui dénote un tel amour des techniques nous transporte dans ces architectures poétiques pour mieux redécouvrir nos univers personnels.
Parfois, l’artiste ne nous cache rien, il ne se cache même plus, il délivre tout dans cette rencontre entre lui, sa vision, et nous, les
lampes de Jérôme Toret ne sont pas que des miroirs de nos mémoires, elles sont de véritables loupes : fascinantes.
Il faut les regarder lorsque la lumière descend, le verre ne disparaît, pour laisser place aux choses cachées que lorsque la lumière est tamisée…
JFdN
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